Réunis en congrès ce jeudi 25 juin à la salle de réunion de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), les professionnels des médias guinéens ont renouvelé leur confiance au journaliste Sekou jamal Pendessa pour une nouvelle fois en le réélisant au poste de secrétaire général pour un nouveau mandat de cinq ans.
Ce scrutin, qui a mobilisé les représentants de la presse venus de l’ensemble du territoire national, marque une nouvelle étape dans l’évolution du syndicat. Pour la première fois, les délégués régionaux des sept régions administratives du pays ont participé au vote à travers un système en ligne, donnant à ce congrès une dimension véritablement nationale.
À l’issue du vote, Sékou Jamal Péndessa a salué un signal fort envoyé par les professionnels des médias à l’endroit de leur organisation syndicale.
« Vous venez de marquer un point très important dans la vie de notre grande famille syndicale. Le SPPG est une grande famille syndicale et chaque jour qui passe, il prouve davantage qu’il reste un grand syndicat, un véritable syndicat national. Contrairement au précédent congrès, cette fois-ci, le congrès a été véritablement national. Les délégués régionaux des sept régions du pays ont voté en ligne. C’est-à-dire que vous venez de renforcer les responsabilités qui nous incombent. Vous venez de nous renvoyer un véritable message », a déclaré le secrétaire général réélu.
Reconduit à la tête du SPPG, Sékou Jamal Péndessa entend poursuivre les chantiers engagés au cours de son premier mandat. Au premier rang des priorités figurent l’amélioration des conditions de vie des journalistes, la revalorisation salariale ainsi que l’aboutissement des négociations autour de la convention collective de la presse guinéenne.
Face au découragement qui gagne une partie des professionnels du secteur, il a appelé les journalistes ayant perdu espoir à croire de nouveau en l’avenir du métier.
« Nous allons redoubler d’efforts. Ceux qui avaient commencé à désespérer, qui avaient commencé à avoir le dégoût de ce métier, nous les invitons à revenir parce que l’équipe qui est là va se mettre au travail. Nous allons contribuer à la revalorisation de notre corporation et de nos salaires. Nous allons poursuivre la lutte autour de la convention collective. Depuis huit ans maintenant, nous travaillons sur ce document et nous ne lâcherons jamais. On vous le promet, ce document, vous l’aurez », a-t-il assuré.
Le responsable syndical a également reconnu les difficultés auxquelles la profession est confrontée depuis plusieurs années, difficultés qui ont poussé certains journalistes à abandonner leur carrière.
« Beaucoup d’entre nous ont changé de métier à cause des difficultés que connaît notre corporation. Mais rien ne nous amènera à abandonner la lutte », a-t-il insisté.
Parmi les acquis mis en avant par le secrétaire général réélu figure la tournée nationale de formation organisée par le SPPG à travers les différentes régions du pays. Une initiative qui vise à renforcer les compétences des professionnels des médias et à améliorer la qualité de l’information produite.
« Nous allons continuer à poursuivre des efforts avec nos partenaires pour la formation. Nous avons récemment clôturé l’étape de Labé dans le cadre de notre tournée nationale de formation des journalistes. Nous terminerons par Conakry. Toutes les régions du pays ont été concernées et toutes les préfectures ont été représentées. Le SPPG poursuivra ses efforts dans ce domaine », a-t-il expliqué.
Au-delà de la formation, le syndicat ambitionne de faire avancer un autre dossier qu’il juge crucial : la couverture médicale des travailleurs des médias.
« Nous voulons une véritable prise en charge médicale pour les employés des médias. Vous êtes exposés à beaucoup de risques et les conditions de travail peuvent être à l’origine de nombreuses maladies. Nous avions déjà engagé des démarches dans ce sens et nous allons poursuivre les efforts afin d’aboutir à un système de protection sanitaire adapté aux réalités des professionnels des médias », a annoncé Sékou Jamal Péndessa.
S’adressant aux étudiants des écoles et instituts de journalisme, notamment ceux de Kountia, le secrétaire général du SPPG a tenu à rassurer la relève sur les perspectives du métier en Guinée.
« À nos jeunes frères qui sont à Kountia et dans d’autres facultés du journalisme, nous voulons dire que l’avenir de la presse en Guinée existe bel et bien. De très beaux jours sont devant nous et l’avenir est garanti », a-t-il déclaré.
Pour les cinq prochaines années, le patron du SPPG entend également poursuivre le combat en faveur de l’éthique professionnelle et de la liberté de la presse, qu’il considère comme une condition indispensable au bon fonctionnement de toute démocratie.
« Nous allons contribuer à moraliser la pratique du métier. Nous allons continuer à défendre la liberté de la presse parce qu’elle reste un pilier de la démocratie. Elle est aussi un pilier de l’être humain, car dès sa naissance, la première expression de liberté qu’il manifeste est son cri », a-t-il soutenu.
Visiblement ému par la confiance renouvelée de ses pairs, Sékou Jamal Péndessa a conclu son intervention sur une note de gratitude et d’engagement.
« Une fois encore, je suis très ravi de cette confiance renouvelée. Les mots me manquent. Vous avez envoyé un message que les plus intelligents pourront analyser », a-t-il conclu sous les applaudissements des congressistes.
Par cette réélection, les professionnels des médias guinéens choisissent ainsi de reconduire l’équipe dirigeante du SPPG avec l’espoir de voir aboutir plusieurs revendications majeures, notamment la convention collective, l’amélioration des conditions de travail et le renforcement de la protection sociale des journalistes.
A. Camara
