Dans le cadre de l’organisation des élections communales et législatives prévues le 31 mai prochain, l’ONASUR-E a procédé, ce lundi 25 mai, au lancement de la formation de 600 superviseurs destinés aux treize communes de Conakry, ainsi qu’à la remise des kits électoraux aux superviseurs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif de supervision mis en place pour garantir la régularité, la transparence et la crédibilité du scrutin.
Présidant la cérémonie, le président de l’ONASUR-E, Sékou Koureissy Condé, a indiqué que cette session de formation répond à un vaste plan national déployé sur l’ensemble du territoire.
« Les conseillers superviseurs de l’ONASUR-E sont à l’instant sur le terrain, sur l’étendue du territoire, dans les 33 préfectures de la République, avec les représentants de toutes les circonscriptions électorales et de tous les bureaux électoraux, pour encore une fois s’assurer que nos superviseurs sont formés et préparés à cette étape essentielle du processus électoral en Guinée. Les élections communales sont des élections de proximité. Les élections législatives sont des élections déterminantes pour le choix des députés qui vont voter nos lois et construire les grandes conventions nationales », a-t-il expliqué.


Selon lui, les élections communales constituent des élections de proximité, tandis que les législatives demeurent « déterminantes pour le choix des députés qui vont voter les lois et construire les grandes conventions nationales ».
Profitant de cette occasion, le président de l’ONASUR-E a également salué le climat apaisé qui prévaut à l’approche du scrutin. Il estime que cet environnement consensuel résulte avant tout de l’engagement des citoyens guinéens.
« Aucun candidat, aucun acteur politique ne peut se targuer d’avoir le monopole de cet environnement électoral apaisé et consensuel que nous vivons aujourd’hui. Cela répond à une vision et à un engagement des citoyens guinéens. Nous avons l’obligation morale de consolider cette paix électorale », a-t-il affirmé.
Insistant sur le rôle des superviseurs, Sékou Koureissy Condé a rappelé que ces derniers doivent incarner l’intégrité, la neutralité et la transparence tout au long du processus électoral.
« Le superviseur doit s’assurer qu’il est l’incarnation de l’intégrité. Il est l’incarnation de la neutralité et de la transparence. Le superviseur partage avec le citoyen, avec les candidats et avec les partis politiques, ce qu’on appelle le comportement électoral. Le comportement électoral obéit aux lois et pratiques institutionnelles dans le processus électoral.
Les superviseurs doivent veiller à la régularité du processus électoral, à l’impartialité entre les candidats et les partis politiques, au respect du code électoral, de la Constitution et des pratiques institutionnelles en la matière, à la protection du citoyen ainsi qu’à la protection de l’observateur national et international. Le superviseur n’est pas un juge. Le superviseur n’intervient pas dans le processus électoral. Cela revient à la Direction générale des élections. Le superviseur observe, vérifie, contrôle et remonte les données électorales », a-t-il précisé.
De son côté, le formateur des superviseurs, François Makili Keleba, est revenu sur les différents modules dispensés au cours de cette formation.
« Le premier module porte sur le rôle et les responsabilités du superviseur, tandis que le second concerne la méthodologie de la supervision sur le terrain », a-t-il expliqué.

Selon lui, la mission du superviseur se limite à l’observation et à la collecte d’informations sur le déroulement du scrutin.
« Le superviseur n’est pas un juge. Il ne s’immisce pas dans l’organisation pratique du scrutin. Il observe, note et remonte les informations. Il veille à la sincérité et à la régularité du vote », a-t-il indiqué.
Le formateur a également insisté sur les critères de sélection des superviseurs, notamment leur neutralité politique.
« Un superviseur ne doit pas être un partisan ou un membre d’un parti politique. Sinon, il ne sera plus superviseur, mais plutôt délégué d’un parti dans un bureau de vote. Il faut faire une distinction nette entre le superviseur, qui observe et signale les failles éventuelles, et le délégué politique qui défend les intérêts de son parti », a-t-il souligné.
Pour François Makili Keleba, cette démarche vise avant tout à renforcer la crédibilité et la sincérité du scrutin du 31 mai prochain.
Au total, 600 superviseurs seront déployés sur toute l’étendue du territoire afin d’assurer le suivi du déroulement des opérations électorales.

A. Camara
