À l’issue d’une conférence animée ce jeudi 30 avril, la Direction générale des élections (DGE), à travers sa directrice générale, s’est exprimée sur la polémique autour des listes électorales et sur les accusations d’irrégularités portées par certains acteurs politiques dans le cadre des préparatifs du double scrutin communal et législatif.
Face à la presse, la directrice générale, Djenab Touré, a tenu à clarifier les procédures encadrant la réception et la validation des candidatures. Elle a indiqué que plusieurs insuffisances avaient été relevées dans les dossiers soumis par certains partis, rejetant catégoriquement toute mauvaise gestion du processus électoral.
« Je prends cette lettre qui date du mercredi 8 avril du BL. Ça, c’est le huit, on a fini les dépôts le 03 à zéro heure. “Demande d’acceptation des dossiers de candidature déposés le trois.” Il dit qu’il a déposé le trois (…) Je le lis parce que je ne vais rien laisser pour qu’on s’explique devant l’opinion nationale et internationale, qu’on arrête de nous amuser. Vous écrivez un courrier le huit, vous dites que la loi dit que l’arrêt du dépôt de caution, c’est le neuf, vous avez eu la possibilité, mais jusqu’au neuf, vous n’avez pas de caution. Si vous n’avez pas de caution, votre liste est rejetée. Et vous dites que nous sommes dans une situation irrégulière. Je veux que l’opinion analyse qui est dans la situation irrégulière dans ce cadre », a-t-elle martelé.
La responsable de la DGE a également réagi aux critiques formulées par Lansana Faya Millimono. Elle a estimé que ce dernier n’était plus habilité à s’exprimer au nom du Bloc Libéral, à la suite des changements intervenus à la direction du parti.
« Deuxièmement, publiquement, vous avez fait un congrès. Vous avez démissionné, vous avez passé la main à un président du parti. Allons dans les textes de loi. Vous ne devez plus parler publiquement, même si vous êtes un président d’honneur au nom de ce parti. C’est Oumar Sanoh qui doit conduire le BL, mais pas docteur Lansana Faya Millimono. Je le dis et je le répète. J’ai encore le procès-verbal ici dans cette salle où il n’est plus président du BL », a-t-elle affirmé.
Sur la même lancée, la directrice générale de la DGE a dénoncé ce qu’elle qualifie de tentative de discrédit du processus électoral par des acteurs politiques insatisfaits.
« Ce sont tous des amis, je parle d’eux aujourd’hui, on est amis, c’est vrai, ils le savent, mais à un moment donné, il ne faut pas simplement chercher à décrédibiliser le processus parce que vous n’avez pas été satisfait. Si on doit vous satisfaire, on vous satisfait selon la loi. On ne prendra pas le peuple en otage. Moi, je n’ai rien à chercher. 22 ans, je suis dans les élections, je peux partir aujourd’hui. Je pense que j’ai fait mes preuves dans ce pays-là, mais il ne faut pas désinformer », a-t-elle conclu.
A. Camara
